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La gestion du syndrome de l’imposteur relève du coaching dirigeant

Dans une prise de poste, le doute s’installe souvent plus vite que les habitudes ne changent. Chez un middle manager promu, la pression vient du regard des équipes, de la hiérarchie et du besoin de rester crédible.

Ce décalage nourrit parfois un blocage psychologique discret, mais puissant, qui freine les décisions et fragilise l’élan. Selon Management, une majorité de managers dit avoir déjà ressenti ce tiraillement, ce qui rend utile un coaching dirigeant centré sur la gestion du syndrome de l’imposteur.

A retenir :

  • Doute de légitimité chez les managers promus
  • Effet direct sur confiance en soi et estime de soi
  • Coaching utile pour clarifier posture et décisions
  • Outils concrets pour réduire stress et évitement
  • Appui durable sur leadership et performance professionnelle

Le sujet gagne en netteté quand on observe la prise de fonction de près. Maguy Babilas, coach professionnelle certifiée et responsable régionale dans le retail cosmétique, décrit souvent cette bascule comme un moment où l’expertise ne suffit plus.

Son parcours de 26 ans en management éclaire un point essentiel : la réussite collective dépend aussi du soutien individuel. C’est précisément là que l’accompagnement individuel prend du sens, car il aide à transformer le doute en appui concret pour la réussite professionnelle.

Pourquoi la prise de poste réactive le syndrome de l’imposteur chez le manager

Ce premier angle prolonge naturellement le constat initial, car la prise de poste concentre en peu de temps plusieurs sources de fragilité. Un manager récemment promu doit apprendre une nouvelle posture tout en gardant l’autorité nécessaire.

Les mécanismes psychologiques qui alimentent le doute

Dans ce cadre, le syndrome ne tient pas d’un manque réel de compétence, mais d’une lecture déformée de ses propres capacités. Selon Pauline Rose Clance et Suzanne Imes, le phénomène d’imposture repose sur une tendance à attribuer ses réussites à des causes externes.

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Le manager commence alors à penser qu’il a été choisi par hasard, ou qu’il ne tiendra pas longtemps. Selon Passeport Santé, ce mécanisme peut renforcer la peur de l’échec, la comparaison permanente et l’autodénigrement.

Une responsable d’équipe peut ainsi vérifier dix fois un compte rendu, puis repousser l’envoi par peur d’être jugée. Le doute nourrit l’hypercontrôle, puis l’épuisement, puis la perte d’élan.

« J’avais l’impression d’attendre qu’on découvre que je n’étais pas à ma place. »

Myriam B.

À ce stade, le coaching ne corrige pas seulement un comportement, il remet du réel là où la peur a pris toute la place. Cette clarification ouvre ensuite la question du rôle spécifique du manager intermédiaire.

Le rôle exposé du middle manager dans l’entreprise

Ce deuxième éclairage découle du précédent, car le doute prend plus de poids lorsque les responsabilités sont nombreuses. Le middle manager fait le lien entre stratégie et terrain, tout en absorbant des attentes souvent contradictoires.

Il planifie, arbitre, motive, relaie, régule et rend compte. Selon APICIL, ce niveau hiérarchique est central, justement parce qu’il traduit les décisions de direction en actions concrètes.

Dans la pratique, cette position oblige à parler avec des anciens collègues devenus interlocuteurs directs, ce qui complique la légitimité relationnelle. Le besoin d’un coaching dirigeant devient alors moins théorique qu’opérationnel, surtout quand l’enjeu touche à la posture quotidienne.

Pour comprendre comment ce malaise se transforme en action, il faut regarder les outils qui font passer du ressenti à la lucidité. C’est ce passage qui permet d’installer des repères durables.

Source du doute Effet observable Risque associé Appui utile
Promotion interne Questionnement sur la légitimité Suradaptation Clarification du rôle
Attentes multiples Surcharge mentale Stress accru Priorisation
Regard des pairs Évitement relationnel Isolement Travail d’assertivité
Manque de repères Hésitation décisionnelle Procrastination Plan d’action

Quels outils de coaching renforcent la confiance en soi et l’estime de soi

À partir de ce constat, le travail devient plus concret, car l’objectif n’est plus d’analyser seulement le problème. Il s’agit de remettre en mouvement un professionnel qui s’est parfois figé dans ses doutes.

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Les outils d’exploration identitaire et émotionnelle

Cette étape prolonge la précédente, car un manager bloqué a besoin de retrouver des repères internes. Le modèle valeurs-croyances-besoins-limites-émotions aide à relier les réactions visibles aux ressorts profonds.

Selon le Comité d’Éthique du Coaching, l’accompagnement repose sur une démarche structurée et respectueuse de l’autonomie. Concrètement, cela signifie que le coach n’impose pas une solution, il aide à clarifier ce qui soutient ou fragilise l’action.

Un exercice sur les croyances peut faire émerger des phrases comme « je n’y arriverai jamais » ou « les autres savent mieux que moi ». Quand ces formulations sont questionnées, elles perdent leur autorité automatique.

Maguy Babilas explique souvent que ce travail redonne de la matière au leadership, parce qu’il recentre la personne sur ses appuis réels. Cette redécouverte prépare ensuite les outils de mise en perspective, plus visibles et plus structurants.

Les outils de projection pour passer à l’action

Ce second levier prolonge le premier, car une fois les freins identifiés, il faut recréer une dynamique. Les lignes de vie, les drivers, les courbes d’apprentissage et les niveaux logiques aident à voir que l’identité professionnelle se construit dans le temps.

Selon ICF, le coaching vise à susciter réflexion et créativité pour maximiser le potentiel personnel et professionnel. Un manager qui relit ses succès passés comprend mieux qu’une promotion ne tombe pas du ciel.

Un tableau de type ligne de vie montre aussi les périodes où la personne a déjà traversé des changements. Cela rassure, car l’expérience passée devient une ressource et non un décor lointain.

Dans un cas accompagné par Maguy Babilas, un directeur nouvellement promu a retrouvé de l’énergie après avoir nommé ses capacités, puis formulé des permissions concrètes. Il a ensuite structuré ses priorités, ce qui a amélioré sa performance professionnelle sans forcer un personnage qui ne lui ressemblait pas.

À retenir pour l’action :

  • Nommer les croyances qui limitent l’élan
  • Repérer les émotions avant qu’elles débordent
  • Travailler les valeurs avant les objectifs
  • Relier les réussites passées au présent
  • Installer des permissions comportementales réalistes
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Ces outils prennent encore plus de valeur lorsqu’ils s’inscrivent dans une organisation qui accepte le temps d’intégration. Sans cela, le manager avance seul trop tôt et trop vite.

Comment l’entreprise et le coaching consolident durablement le leadership

Ce dernier angle prolonge le précédent, car la stabilité d’un manager dépend aussi du cadre qui l’entoure. Une organisation qui prépare mieux les prises de poste évite bien des fragilités silencieuses.

Les accompagnements internes qui existent déjà

Cette partie s’ancre dans le concret, car les entreprises disposent déjà de dispositifs utiles. Passations, binômes, formations, séminaires d’intégration et missions transverses apportent des repères, même s’ils restent parfois insuffisants.

Dispositif Atout principal Limite fréquente Effet sur le manager
Passation Transmission immédiate Durée courte Repères techniques partiels
Binôme Soutien opérationnel Peu de profondeur Sécurisation du quotidien
Formation Apports méthodiques Faible personnalisation Montée en compétence
Coaching individuel Travail sur mesure Moins systématique Confiance, autonomie, posture

Selon le ministère du Travail, prévenir les risques psychosociaux suppose d’agir sur l’organisation, pas seulement sur les individus. C’est particulièrement vrai pour le middle management, exposé à la pression des deux côtés.

Un témoignage recueilli en coaching le montre bien : « J’ai arrêté de courir après une image parfaite, et j’ai commencé à décider plus nettement. » Ce type d’évolution change la façon de s’asseoir à la table des réunions et de tenir son rôle.

« Quand j’ai posé trois règles simples avec mon équipe, j’ai cessé de me disperser. »

Julien P.

Le coaching devient alors un complément utile à l’environnement interne, non un substitut. Il donne un espace rare pour réfléchir sans pression immédiate.

Pourquoi le coaching dirigeant sécurise la performance professionnelle

Ce dernier point prolonge naturellement l’appui organisationnel, car la solidité d’un leader tient aussi à sa capacité à se réguler. Le coaching aide à stabiliser les décisions, à réduire l’évitement et à mieux habiter la fonction.

Selon l’ICF, la relation de coaching crée une alliance qui stimule créativité et réflexion. Dans les faits, cette alliance permet souvent de transformer un sentiment d’usurpation en sentiment de compétence vécue.

Une cliente raconte avoir retrouvé de la sérénité après avoir travaillé ses limites et ses besoins. Son équipe l’a perçue ensuite comme plus claire, plus disponible et plus constante.

Un avis revient souvent chez les dirigeants accompagnés : le coaching n’apporte pas un masque de confiance, il construit une base plus honnête. C’est ce socle qui soutient ensuite la prise de décision, la relation aux autres et la confiance en soi.

« J’ai compris que ma légitimité ne dépendait pas d’un sans-faute, mais d’une présence claire. »

Claire M.

Source : LOUTATY S., « Sondage Syndrome de l’imposteur : les managers aux premières loges », Management, 2022 ; P. Rose Clance, S. Imes, « The Imposter Phenomenon in High Achieving Women: Dynamics and Therapeutic Intervention », Psychotherapy Theory, Research and Practice, 1978 ; APICIL, « Quel rôle pour les middle managers ? », APICIL, 2018.

Le passage entre doutes et action devient alors plus lisible, surtout quand le cadre professionnel accepte d’accompagner la personne autant que la fonction. Dans cet équilibre, le développement personnel nourrit le métier sans l’affaiblir.

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